En écoutant: Muse- Blackout
Je suis en cour, et j'ai des lunettes de soleil pour cacher mes yeux rouges et gonflés, d'avoir trop pleuré...
Je retiens mes larmes et je me demande comment je fais...
Je n'ai pas dormis de la nuit...
Hier à été la journée la plus HORRIBLE de ma vie... Je suis perdu... Comment dois-je vivre... Comment me comporter ?!
Je n'ai plus goût à rien... J'ai mal... Je vous en prie délivrez-moi...
Apaisez cette souffrance trop grande pour un être humain...
Je regarde par la fenêtre, les feuilles volent, le vent fait bouger les arbres et le soleil se cache derrière les nuages, comme-ci il avait peur de briller, peur de ne pas être à ça place en ce jour triste et douloureux pour moi...
Une larme coule sur ma joue, et je m'empresse de l'essuyer...
Mes pensées ne sont que pour mes deux anges...
Je ferme doucement mes yeux, je les vois...
Papa, maman...
Ils me sourient, leurs sourires, leurs yeux brillant de joie, leur amour...
Je ne m'en passerais jamais...
Les larmes ruissellent en silence sur mes joues...
La prof continue son cour, tant dis que certain élèves écoutent, d'autre rigolent...
Le plus important c'est que personne ne voit ma douleur et ma tristesse...
Je veux que personne ne sache...
Que personne n'ai pitié de moi et me plaigne...
Ca serrais hypocrite ils ne connaissent pas la mort...
Ils ne savent pas ce que c'est de perdre ses deux parents...
De leur fausse compassion, je n'en veux pas...
La vie ma arrachée mes ailes...
Elle a brisée une vie, déchirée un c½ur, fait coulée des larmes...
Et n'en a pas honte...
La sonnerie retentit, je sèche mes yeux, me mouche délicatement, et sors de cour pour aller dans un autre, suivit d'un autre et ainsi de suite la journée passe avec une pause d'une heure à midi...
Je rentre chez moi et y trouve désespérément une maison toujours vide...
J'ai la sensation qu'ils vont revenir, mais à chaque fois, la réalité s'empresse de me remettre à ma place...
Je monte dans ma chambre, pose mon sac de cour, allume mon ordinateur et me met à écrire, la seule chose que j'aime et qui me fait un semblant de bien-être...
J'ai l'impression que les mots me comprennent.
Je les aie depuis toujours à mes côtés et jamais ils sont partis.
Ils me comprennent avec eux je peux tout dire, tout exprimer...
On les prend comme de vulgaire chose mais moi je vois au-delà... Je sens leur âme, j'ai parfois l'impression qu'il me parle... Ils glissent entre mes doigts et ma bouche, et je les manipules avec précautions...
Car pour moi ils sont sacrés...
[...Ellipse...]
Déjà 21h30... Je n'ai pas vu le temps passer... Trop occupé à écrire depuis mon retour des cours...
Je réfléchis...
Et je me dis que je n'ai pas encore eu de nouvelle de je ne sais pas qui pour mon nouveau lieu de vie, chez un parfait inconnu, qui porte le surnom de « parrain ».
Je ne sais même pas comment il s'appel...
J'attends je verais...
Mais que je parte ou que je reste, ne changera rien à ma souffrance d'avoir perdu ceux que j'aimais le plus au monde...